Registres paroissiaux et d'Etat Civil

LES REGISTRES PAROISSIAUX

Avant le XVIèmesiècle, l'écrit était rare.
Seuls les notaires royaux produisaient des papiers officiels, actes, ordonnances... et quelques grandes familles consignaient soigneusement sur leur livre de raison les grands évènements familiaux.
Dans les villages les évènements de la vie des habitants, baptêmes mariages ou sépultures étaient parfois notés sur un registre, mais cela dépendait beaucoup du curé. Ces écrits étaient souvent en bas latin ou en "patois".

François 1er rendit obligatoire la tenue des registres d'abord ceux de baptême et plus tard, cette consigne fut étendue aux actes de mariage et de sépulture. Il imposa l'usage du français dans les documents relatifs à la vie publique du royaume de France. Le français devint alors la langue officielle du droit et de l'administration, à la place du latin et des langues "locales". Dans la même ordonnance , François 1er

art. 51. Aussi sera faict registre en forme de preuve des baptesmes, qui contiendront le temps de l'heure de la nativite, et par l'extraict dud. registre se pourra prouver le temps de majorité ou minorité et fera plaine foy a ceste fin. (Ordonnance de Villers Côterets 1539)

Malheureusement ces premiers registres ont pour beaucoup été perdus ou détruits au cours des siècles. Cependant ces registres étaient tenus en deux exemplaires, ce qui double la chance d'en retrouver.

A Liorac, les premiers registres paroissiaux qui nous sont parvenus datent de 1668. L'original était conservé dans la paroisse. Certains furent plus tard déposés aux archives : il s'agit de la "collection communale" (référence Edep, "dep" pour dépôt). Le second exemplaire des registres, patiemment recopié par le curé devait être envoyé au greffe de la juridiction: il correspond à la "collection départementale" (référence "5E" des archives). Cependant, malgré les efforts des curés, la copie n'est pas toujours parfaitement fidèle à l'original. Souvent l'exemplaire paroissial offre de meilleures informations, montre les signatures originales qui n'existent pas toujours dans le second exemplaire, et la confrontation des deux exemplaires s'avère souvent nécessaire.

LES REGISTRES D'ETAT CIVIL

A la Révolution, les officiers d'état civil ont remplacé les prêtres pour inscrire les actes de naissance, de mariage et de décès sur des formulaires pré-imprimés, ne laissant que peu de liberté pour des commentaires, mais on y trouve parfois quelques notations plaisantes. Là aussi les registres ont été tenus en double. Certaines communes ont conservé la collection communale complète à la mairie, et beaucoup ont déposé les plus anciennes aux Archives Départementales.

@ Marie-France Castang-Coutou
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