Pendant des siècles, le village s'est appelé simplement "LIORAC".


Le lieu est peuplé depuis la préhistoire, et beaucoup de silex taillés, exhumés au hasard des labours, en témoignent.
Au début de notre ère, une grande route qui suit les crêtes au dessus du village fut construite, une voie romaine, mais cette période de la Gaule romaine est malheureusement assez peu documentée, et sans doute beaucoup de vestiges sont encore à découvrir ...
Au Moyen Age, le territoire était découpé en châtellenies dirigées par des officiers royaux. Un peu avant l'an mil, Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne, ne pouvant assurer la défense des populations contre les invasions normandes, rendit ces châtellenies héréditaires, les officiers royaux devenant ainsi "propriétaires". Mais en échange des bénéfices, les droits banals, ces nouveaux châtelains devaient assurer la sécurité des populations d'un certain nombre de paroisses et les familles pouvaient se réfugier en temps de guerre à l'intérieur des défenses et fossés du château.
Liorac se trouvait à la limite entre deux châtellenies, celle de Clérans et celle de Montclard. L'état le plus ancien des châtellenies en Périgord date de 1365 (ref. Lespine vol. LXXXVIII). C'était alors l'époque de la guerre de cent ans (1337-1453), période de lutte entre français et anglais. La châtellenie de Clérans assurait la protection de 11 paroisses, Liorac, Baneuil, Cause, Liorac, Pressignac, Saint-Caprais, Sainte-Colombe, Saint-Cybard, Sainte-Foy de Longa, Saint-Marcel, et Vic. La chatellenie de Montclar comprenait 9 paroisses (Campagnac, Campsegret, La Mongie, Pont-Saint- Mamet, Saint-Félix, Saint-Georges, Saint Laurent, Saint Martin des Combes, Saint Maurice). C'était probablement la Louyre qui constituait la frontière entre ces deux châtellenies et on peut raisonnablement penser que la partie nord de Liorac était sous le contrôle de Montclard, alors que la partie sud dépendait de la chatellenie de Clérans. (Source: "Un bourg castral en Périgord", Jean-Claude Faipeur 2002)
Puis ce furent les guerres de religion entre catholiques et protestants (1562-1598). La région de Bergerac, où les protestants étaient nombreux, eut beaucoup à souffrir pendant cette période. Henri IV mit fin à ces guerres par la promulgation de l'Edit de Nantes qui accordait la liberté de culte aux protestants. A Liorac, il existait un temple à Liorac et une communauté protestante importante.
Liorac a vu passer les règnes de Louis XIV et de ses descendants, jusqu'à la Révolution et en 1790 la France fut découpée en départements :
Au moment de la formation du département de la Dordogne, Liorac est devenu chef-lieu de canton appartenant au district de Bergerac et comprenant 14 paroisses: Liorac, Clermont de Beauregard, Saint-Félix de Villadeix, Sainte Foy de Longas, St Georges de Monclard, Saint Laurent des Bâtons, Lamonzie Montastruc, St Cybard de Mouleydier, Saint Maurice, Saint Marcel, Pressignac, Queyssac et Saint Sauveur. Sous le Consulat, les districts furent transformés en arrondissement : Liorac resta chef-lieu de canton du 4ème arrondissement (Bergerac), puis Liorac perdit son statut de chef-lieu de canton le 24 pluviose de l'an VIII (février 1800). (Source: La formation du département de la Dordogne, R.Villepelet, thèse Bordeaux 1908.)


Et depuis 1967, le village est devenu "LIORAC-SUR-LOUYRE".


Liorac est traversé par un ruisseau, la Louyre, qui lui a donné son nom en 1967. La raison de ce changement de nom a été purement administrative : il y avait en effet souvent confusion entre LIORAC et SIORAC, et ainsi beaucoup de lettres ne parvenaient pas à leur destination.
Depuis 1967, Liorac, ou plutôt Liorac-sur-Louyre appartient à l'arrondissement de Bergerac et au canton de Lalinde. C'est une commune assez étendue (22 km2) avec un bourg et plusieurs hameaux localisés plutôt dans la moitié nord de la commune, le sud étant couvert par la grande forêt de Liorac. Les communes du canton de Lalinde sont représentées en couleur sur la carte ci-contre. Liorac a des "frontières" avec sept autres communes:
■ trois du canton de Lalinde, St-Félix de Villadeix, St-Marcel du Périgord, Cause de Clérans,
■ trois du canton de Bergerac, Mouleydier, Saint Sauveur, Lamonzie Montastruc,
■ et une commune du canton de Villamblard, St Georges de Montclard.
Depuis fin 2002, Liorac-sur-Louyre faisait partie de la communauté de communes "Entre Dordogne et Louyre", comprenant Baneuil, Cause de Clérans, Mauzac et Grand Castang, Pezuls, Pressignac-Vicq, Saint-Agne, Saint Capraise de Lalinde, Saint-Félix de Villadeix, Sainte Foy de Longas, Saint Marcel du Périgord et Verdon.
Tout dernièrement, en 2013, la super Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord est née de la fusion des communautés de communes du Bassin lindois, de Cadouin, Entre Dordogne et Louyre, du Monpazièrois et du Pays beaumontois. Liorac-sur-Louyre est l'une des 49 communes de ce regroupement.

cartes et lieux-dits

@ Marie-France Castang-Coutou, postmaster*liorac.info (remplacer l'étoile par @)